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Un amour délicat - Lisa Chapitre 05
Lena fut la première levée, Yulia s'entortilla avec le reste de couvertures qui pendait dans le vide. La jolie rousse était déjà en train de faire le déjeuné, une odeur de café se répandit dans la pièce, elle arriva aux narines de Yulia, qui se mirent à frétiller et petit à petit, elle se réveilla doucement. Lena lui apparu radieuse, déjà maquillée, elle tenait un plateau sur lequel se trouvait tout un festin. « Tiens, c'est pour toi ma déesse ! » Yulia n'en revenait pas, ce geste lui allait droit au cour, elle était tellement fière d'avoir Lena comme petite amie. « Oh, merci Lena, c'est trop mignon de ta part. » Lena s'était penchée au dessus du lit de sa brunette, elles s'étaient embrassées. « Allez ! Maintenant debout faignante ! » Dit-elle avec humour. « A vos ordre Sergent instructeur ! » Avait crié Yulia qui s'était soudainement mise au garde-à-vous. Elles rirent en chour. Et, une journée ordinaire de travail s'enchaîna, les filles faisaient du bon boulot et Luc qui en était conscient leur accorda une augmentation. Elles prirent la nouvelle avec enthousiasme, si elles continuaient comme ça elles pourraient se payer des vacances, et ça c'était leur rêve. Les jour se succédaient et l'automne laissa place à l'hiver, heureusement que la salle était chauffée car rien que l'idée d'aller sur la terrasse du café n'était pas conseillée. Les clients paradoxalement, se firent de plus en plus nombreux, les gens ne voulant pas s'enfermer chez eux, venaient prendre un pot entre collègues de travail. Souvent nos deux filles eurent droit à quelques remarques de la part de gros lourds, à quelques sifflements, cela ne plaisait guère à Yulia qui se défendait ; elle se retournait et lançait des regards foudroyants aux personnes mal intentionnées. Quant à Lena, elle n'y faisait pas attention ou si la personne devenait trop entreprenante, elle appelait Dasha à la rescousse. Celui-ci qui était toujours amoureux de Lena se faisait une joie de lui rendre service en la remplaçant. Yulia qui avait remarquée le petit manège du serveur, était allée se plaindre à sa Lena, elle était vraisemblablement jalouse, mais elle se refusait à l'accepter. Lena prenait cela avec philosophie, ça ne la dérangeait pas, mais pour faire plaisir à Yulia, elle était allée voir le pauvre Dasha, pour lui dire qu'il n'était qu'un bon ami. Malgré tout, les relations entre Yulia et Dasha, n'en souffrirent pas, il était de bonne nature et très compréhensif, Yulia était contente, elle avait Lena à elle toute seule. Un jour un client remarqua Lena, ce n'était pas un client habituel, c'était la première fois qu'il venait dans la ville, il s'assit à la table la plus éloignée, en fond de salle . Lena qui vit ce client importun, renifla en lui un magot important, elle se précipita donc le satisfaire (qui dit type à pognon dit pourboires). Tout d'abord il resta austère, il demanda un simple café, Lena se dit qu'elle ne pourrai rien tirer de ce coincé. Elle alla donc au bar et revint quelques minutes après avec la commande de cet homme (assez mûr, un visage inexpressif et pourtant les traits marqués.) « Voilà votre commande monsieur, cela fera 10.50 roubles. » Elle s'attendait à ce qu'il sorte un gros billet et qu'il dise : Gardez la monnaie, mais elle se rendit compte avec tristesse, qu'il sortit juste le compte et alla jusqu'à puiser les dernières petites pièces de son porte feuille. « Voilà mademoiselle, 10.50 roubles. » « Merci, bonne journée. » Elle le haïssait, Quel sale vieux ! avait-elle marmonnée. A peine arrivée au bar, elle se précipita sur Yulia : « Yulia ! Tu vois ce type là bas. Attend fais gaffe, il nous regarde. Et bien tu vois, cette sale croûte m'a fait un magnifique don de 0,00 roubles, en prime j'ai eu droit à un regard dédaigneux. » « Mais quel connard. J'y croit pas, en plus c'est la première fois que je le vois, c'est la moindre des chose. » « Ouai, vivement qu'il dégage. » Bon après ce potin, qui se produisant extrêmement souvent, les deux jeunes filles se remirent à travailler. Le temps s'écoula et Lena, s'aperçu que le type n'était pas partit, il la fixait toujours avec son regard en coin, le pire c'était que, quand il s 'apercevait que Lena le voyait, il continuait de plus belle et mettait horriblement mal à l'aise celle-ci. Elle se mit à stresser, mais il me saoule ce type, il va me foutre la paix. Elle essaya de l'ignorer, car s'était le seul moyen de s'en débarrasser. Elle vit tout d'un coup, qu'il lui fit signe, son cour se mit à battre rapidement, elle fit semblant de ne pas le voir. Luc qui sortait de son bureau que très rarement, était au bar, il aidait de sa personne ses employés, il vit l'homme en question et s'adressa à Lena : « Hey Lena ! tu dors ? Il y a un client qui te demande ! » « Oui, Oui, j'arrive, je finit de nettoyer cette table ! » Elle n'avait pas du tout envie d'aller le voir, mais s'y vit contrainte. Elle ramena l'éponge au comptoir et se décida enfin à aller voir ce type qui la fixait. « Vous désirez ? » Il se racla la gorge et dit : « Hum, hum, je vous observe depuis un petit moment et je me demandait si vous n'étiez pas la personne que je cherchais. » Lena sentit son cour battre plus fort et redoubler d'intensité, mais qu'est-ce qu'il me veux à la fin ? « Je me présente, je me nomme Anton Dmitriev Koulikov, je dirige une agence de mannequins à Moscou et je sillonne les quatre coins de la Russie en quête de la perle rare. » « Et. Vous. » « Oui ! En quelque sorte, je vous ai remarqué, j'espère que je ne vous ai pas trop fais peur, voilà ma carte, dessus il y a mon adresse et mes coordonnées, je suis de passage dans cette ville et mon travail consiste à envoyer des jolie jeunes filles comme vous au petit studio du coin, je sais c'est assez rudimentaire comme méthode mais ça porte souvent ses fruits. » « Mais qu'attendez vous de moi exactement ? » « Et bien c'est très facile, j'organiserai des séances photos sur thèmes, cela ne durera que deux semaine, si vous êtes d'accord bien sûr, je suis photographe professionnel et je doit boucler une gamme de vêtements pour la série été, avant le printemps. » « Hum, admettons que j'accepte, comment serais-je rémunérée, combien je veux dire. » « Si ce n'est que cela pour vous convaincre, les deux semaines que je vous propose à raison d'une séance de 3h chaque après-midi, vous sera réglée à 300 roubles l'heure ! » « 300 Roubles ! Ouaw, et bien c'est vrai que ça donne à réfléchir. » « Et si vous faites le calcul, cela fera 13500 roubles pour deux semaine, sachant que vous ne travaillerer que 3h par jour, par contre le week-end, il faut que vous soyez prête à travailler. » « Le week-end, j'ai l'habitude, ce bar est ouvert 7 jours sur 7. » « En plus vous pourrez continuer à travailler ici pendant vos heures creuses. » « Oui, oui, c'est ce que je réalise. » « Bon tenez, ne perdez pas cette carte, je vous le conseille, et contactez moi dès que vous êtes d'accord, par contre il le faut le plus vite possible. » « Attendez, une dernière question, pour quel magazine travaillez-vous, si c'est pour le grand public, je n'peux. » « Nous travaillons pour le magazine « Chic » c'est une revue mondaine, réservée à un très faible catégorie de personnes privilégiées. » « A bon. D'accord, dans ce cas, je pense que. A moins que. Mais je pense que 'Oui' » « Très bien alors, vous me confirmerez cela avant demain par téléphone, je vous direz quoi faire ! Au revoir mademoiselle ! » « Au revoir monsieur Koulikov ! » Et l'homme se retira. Quand Lena avait sentit un certain fric émaner de lui, elle ne s'était pas trompée, elle n'en revenait pas, il fallait de suite qu'elle annonce la nouvelle à Yulia, elle ne tenait plus en place, 13500 roubles pensait-elle les yeux plein d'espoir. « Mais enfin Yulia tu ne te rend pas bien compte, je gagnerai 13500 roubles pour seulement deux semaines, c'est énorme ! » « Ouai, mais je trouve ça un peu louche, c'est le gars bizarre, il avait pas l'air sympathique, moi j'ai pas envie qu'il te mate avec ces photos. » « Mais non c'est un professionnel, regarde sa carte, il est très connus, ce n'est pas un pervers. » « Moi je ne fais pas confiance à ce milieu, c'est la fosse à serpents, je ne veux pas te perdre. » « Ne t'inquiète pas je suis raisonnable, mais là, quand même tu ne peux pas nous faire ça, avec l'argent on pourrai se payer de magnifiques vacances. » Yulia soupira : « . Bon, de toute façon, je ne peux rien te refuser avec ces yeux de cocker, c'est bon t'as gagné, j'espère que t'as raison, que ce n'est pas un vieux repaire à pédophiles ton studio. » « Oh, je t'aime Yulia, tu verras on le regrettera pas, je reviendrai avec la méga cagnotte ! » Lena était heureuse que Yulia ait accepté, elle s'empressa de contacter M.Koulikov, il lui tardait maintenant de voir en quoi consistait vraiment son nouveau job, qu'elles étaient ces fameuses photos et ces gammes de vêtements. Celui-ci lui fixa un rendez-vous, il lui donna une adresse, une date et une heure précise, Lena prenait ça très au sérieux et dès qu'elle avait raccroché, elle s'était empressée d'attraper un plan de la ville où elles se situaient, pour identifier l'endroit exact. Elle eut l'heureuse surprise de voir que le studio se trouvait pas très loin du Twister, ce qui rassura Yulia, elle pouvait donc s'y rendre à pied depuis le bar. Il fallait donc maintenant qu'elle en parle à Luc, mais elle était confiante, leur patron était quelqu'un de compréhensif. « Lena tu te rends compte de ce que tu me demande ! C'est bien heureux pour toi, mais les heures où tu ne seras pas là vont handicaper le rythme de travail, pense à Yulia et Dasha, ils vont devoir compenser et il va falloir que j'augmente leur paye, et pour cela il faut que je puise l'argent quelque part ! » avait dit Luc, les sourcils froncés et ce petit air sexy qui ne faisait jamais défaut. « Euh. Oui j'en suis consciente ! » Ne put que répondre Lena, écrasée sous le raisonnement de son supérieur. « Alors cela ne t'étonnera pas si je te dis que l'argent, je le déduirai de ta propre paye, c'est normal, moins de travail, moins d'argent ! » « Oui, et j'en prends la responsabilité ! » Lena admirait son patron, c'était la première fois qu'elle réalisait à quel point cet homme était désirable. « Bon, alors dans ce cas là, c'est bon, il faut redessiner l'emploi du temps, équilibrer les heures. Au fait, c'est quand que tu commence ? » « Lundi, c'est à l'Hivernal, le studio qu'il y a deux rues plus loin. » « Bon et bien d'ici là, tu as encore le temps de me prouver que tu n'es pas une mauvaise serveuse, allez file ! » « C'est partit, merci Luc ! » C'était vraiment un chic type ce Luc, trop parfait pour être célibataire, il fallait qu'elle mène sa petite enquête. « Oh, mais ya pas d'quoi ! » Et la fin de semaine se fit plus rapide que d'autre, le dimanche soir, Lena était toute excitée à l'idée de se rendre au studio, Yulia géra alors l'enthousiasme de sa copine avec utilité. Jour J, 6h30, le réveil sonna dans l'appartement des deux filles. On entendit un bâillement, puis, Lena, la plus raisonnable des deux, se décida et s'étira avant de se lever. Yulia qui faignantait au lit arracha les derniers lambeaux de couverture qui étaient bordés, pour s'entortiller avec. La rouquine revint au chevet de sa dulcinée, lui souffla dans l'oreille : « Allez c'est l'heure Yulia, il faut être courageuse. Tu n'as pas envie que je loupe mon premier rendez-vous d'affaires ? » « Mmm, . Quoi ? Quelle heure est-il ? » « 6h33, je vais à la douche, lèves-toi j'ai rendez-vous à 7h45 là bas » « Mmm, . All right. I 'am coming» Lena déposa un doux baiser sur les lèvres de sa Yulia, avant de la laisser, il ne fallait pas qu'elle perde de temps. Un instant s'écoula, Lena s'humectait, Yulia, elle, essayait de lutter contre son sommeil, elle se dit qu'il fallait qu'elle se lève mais la tentation de rester sous les couvertures, était horriblement oppressante, elle s'autorisa alors quelques malheureuses minutes, durant lesquelles, elle savourerait ses dernier instant de paresse. Quand Lena sortit de la douche, elle vit la petite brunette tendrement assoupit et malgré tout elle eut une légère contrariété. « Yulia ! Tu exagères ! » Yulia sursauta, elle avait des petits yeux, vraiment, la seule chose au monde qu'elle n'aimait pas, c'était bien ça ! « Mmm, oui, je sais, je me lève. » « Je t'avais bien dit, . Quand même, . Je ne veux pas faire la maman, mais là. » « Oui, je sais, ton rendez-vous, . Voilà t'es contente je suis debout. » Yulia tenait, on ne sais comment sur ses fines jambes encore complètement engourdis. Elle fit signe à Lena de la rejoindre. « Ah ma Lena, tu as bien de la volonté pour continuer à te coltiner mon immuable présence, pour cela, je t'en suis hardiment reconnaissante, . » Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que Lena s'était jetée à son cou et du bout de ses lèvres, lui avait imploré un chaste baiser. Yulia qui se tenait bien droite, fut ravie d'exaucer le veux de sa ravissante rouquine. Elle s'embrassèrent donc, non sans ivresse, et doucement, se délièrent tout en, ne s'abandonnant nullement du regard. « Allez enjôleuse, c'est le moment de revêtir ta tenu d'humble serveuse ! » 7h10 déjà, et les deux jeunes filles était en train de déjeuner, Yulia était maintenant habillée, elle regardait, non sans regret, sa petite rouquine, qui, s'étant toute embellie, fardée pour sa première rencontre, se trouvait en face d'elle, enjouée. « Il te tarde ? » Avait engagée Yulia. « Oh que oui, il me tarde, c'est bizarre, en général, je n'aime pas m'hasarder trop dans l'inconnu, mais aujourd'hui, je m'engage, . Et j'y vais seule. » « Hum. » Yulia fut embrouillé par ces termes. Ces paroles avait lancées un moindre froid dans la pièce, pourquoi Lena avait t'elle formulée une pareille phrase ? Quoiqu'il en soit Yulia ne voulait pas l'incommoder, tout était enfin résorbé, il ne fallait pas encore gâcher leur amour dans ces sottises. Elle reprit donc : « Donc, je t'amène à l'Hivernal c'est ça ? Et je reviens te chercher à midi, ou tu nous rejoints au Twister ? » « Je viendrais vous rejoindre, je ne vais pas commencer dès ce matin, j'imagine que cette rencontre va être une simple formalité, un meeting dans le but de me familiariser avec mon nouveau lieu de travail, je vais sûrement commencer à proprement dit, que cette après midi ! » « Viens mon amour, que je te souhaite bonne chance ! » Lena perdit son regard dur et professionnel, pour se concentrer sur l'attachement qu'elle éprouvait pour Yulia, elle s'embrassèrent donc une fois de plus, effrontément. Yulia perdit à ce moment là, tout les préjugés qu'elle s'était forgée avant cela, Lena était stressée, il ne fallait pas lui en vouloir. Yulia en était consciente, elle restait tout de même, un peu septique sur ce « travail » tombé du ciel, qui lui inspirait, une perpétuelle méfiance.
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