Un amour délicat - Lisa

Chapitre 04

 

Un passant qui vit Lena, accouru la voir.

« Qu'est ce qui ne va pas mademoiselle ? »

« Vous, laissez moi tranquille, vous ne comprendrez pas de toutes façons ! »

« Si vous le prenez comme ça. » La personne partit offusquée. Lena se décida à rentrer et vider tout son corps de larmes.

Yulia elle, décida de retourner au bar pour voir si il y avait les amis de Sergueï, elle voulait être au courant de tout, puisque Lena lui mentait. Ils n'y furent plus et Yulia se laissa allez et s'effondra sur une table. Dasha qui l'avait vu pleurer, ne pu s'empêcher de la réconforter. Luc était encore présent, lui aussi rejoint Yulia et Dasha, il dit à celui-ci de continuer à travailler et demanda à Yulia de l'accompagner dans son bureau.

« Oh ma petite Yulia, je n'aime pas te voir ainsi, que t'arrive t'il ? »

« ... Luc si tu savais, je...»

« Ouh toi, tu as un problème de cour... Des ennuis avec ton petit copain?»

«... Euh pas exactement, ...ça va sûrement te sembler bizarre...»

Yulia lui raconta toute son histoire mais, elle fit exprès d'omettre l'épisode de la fugue ne voulant s'attirer d'ennuis, il en fut bouleversé en apprenant que ses deux serveuses était si proches, il les savaient amies, mais n'était pas au courant du reste . Il tenta de réconforter la jeune fille de son mieux, mais il se sentait vraiment inutile, il ne savait même pas pourquoi.

« Ne pleure pas ça va s'arranger, je pense que ça ne tiens que de toi. »

Il l'attira contre lui, n'arrêtait pas de penser à ce qu'elle lui avait dit et essayait de se l'imaginer avec Lena. Quel gâchis deux si belles filles ! Il contempla son visage longuement, un instant il se sentit le père de la jeune fille. Cette fille à besoin que l'on l'aime ! Elle ouvrit ses yeux embués de larmes qui n'arrivait même plus à couler. Il plongea son regard dans le sien et il n'avaient plus besoin de parler. Ils restèrent longtemps ainsi.

« Que comptes tu faire ? Tu vas rentrer chez toi ou tu lui en veux encore ? »

« Je sais pas où aller, mais je sais que je ne veux pas la voir pour le moment ! »

« Je peux te proposer de venir à la maison si tu veux, je n'habite pas loin d'ici. »

« On y va avec ta voiture ? Je peux laisser la mienne ici, elle ne craint rien ? »

« On n'a qu'à la mettre dans mon garage personnel. »

« Merci Luc heureusement que tu es là ! »

Ils sortirent du bureau et Luc s'adressa à Dasha :

« Tu n'oubliera pas de débrancher la cafetière en partant, nous on s'en va, à demain ! »

« C'est toi patron, bonne soirée ! »

Et ils partirent dans la grosse berline de Luc. Quand ils entrèrent dans la maison de Luc, Yulia fut impressionnée pas sa grandeur, en effet comparée à son petit logis, cette maison était un palais. Ils s'installèrent dans le grand salon, et Luc proposa à boire, Yulia accepta et prit un verre de vodka.

« Ca va mieux ? Tu à repris des couleurs, tout à l'heure tu était toute pâle. »

« Ah bon ! Alors je doit te dire merci, tu t'occupe de moi, tu me console et c'est grâce à toi si je vais un peu mieux. »

« Arrêtes tu vas me faire rougir ! » Ces paroles firent rire Yulia.« En plus tu te moque de moi ? »

« Ah Luc ! Je suis contente que nous soyons en bon termes tout les deux. »

« Je veux pas remuer le couteau dans la plaie mais que comptes-tu faire demain ? Tu veux vraiment mettre un terme à ton idylle ? »

« Bein, pff, en fait je sais pas, elle ne mérite pas. J'en sais vraiment rien. Je sais même pas comment je vais réagir en la voyant demain. »

« Ouai, je vois, bon, t'aimes les pop-corn ? »

« Oui j'adore ! Ça me fera changer d'idées, au fait je peux reprendre un verre ? »

« Vas y sers-toi. Encore de la vodka, et bien t'es en forme ce soir ! »

« Tu les préfèrent salés ou sucrés ? Ou je peux faire les deux, c'est pas trop dur ! »

« Moi n'importe le temps que ça se mange. »

« Pour qui tu me prends ? Je suis le pro de la cuisine, voyons tu me doit allégeance ! »

Ils éclatèrent de rire, la soirée se poursuivie dans la bonne humeur. Yulia essayait de ne pas penser à ce qui s'était passé et se consacrait à faire connaissance avec Luc.

A quelques rue de là, Lena dans sa maison était pire que triste, elle ne cessait de ruminer les paroles que lui avait lancé Yulia, cela la démolissait encore plus. Elle essaya de plus y penser et se disant qu'elle rentrerais bien pour dormir et alluma la télévision qu'elles avaient pu se payer grâce à leurs économies. Elle regardait les images, mais ne pouvais s'empêcher de penser à Yulia, au bout d'un moment elle entendit un bruit de porte de voiture qui claque dans la rue. Elle se leva et se dit : C'est elle ! Il faut que je m'excuse ! Elle alla à la fenêtre pour la voir mais, elle se rendit compte que c'était en fait le voisin qui partait à son travail, étant donné qu'il travaillait de nuit. Alors, elle se jeta sur le canapé et continua à ruminer.

«Voyons ce que tu écoutes. Ouai pas mal,., Ah ou ! Terrible! Toi aussi tu aimes bien ce groupe? J'aime ce qu'ils font, je peux le mettre sur la chaîne ? » Dit Yulia qui fouillait à présent les placards de Luc.

«Vas y fais comme chez toi, met la piste 3 c'est la meilleure ! »

« Piste trois, ouai c'est Don't cry baby moi aussi je l'aime cette chanson, la mélodie est superbe, malgré des paroles un peu tristes. »

« Elle me rappelle des souvenirs cette chanson. »

« Ah oui raconte moi, je t'ais bien enquiquiné avec mes histoires et je ne connais pas beaucoup ta vie, allez dis moi tout, qui tu es vraiment , ton âge. »

« Ok tu le prend comme ça. alors c'est partit : je m'appele Luc, j'ai 34 ans, pas de femme, pas d'enfant et je suis célibataire, mais j'ai été marié. »

« Ah ouai ? T'as divorcé ? »

« Malheureusement ! Elle m'a quitté pour un autre homme. »

« Oh pauvre Luc ! » Elle se rapprocha de lui et lui pris la main. « Va y continue, tu n'as pas eu de petites amies depuis ? »

« Si j'ai fait quelques rencontres mais, sans lendemain. »

« Pourquoi faut il toujours, que nous soyons malheureux ? Tu peux me le dire ça ? » Elle se leva d'une façon incertaine et pris la pose d'un philosophe. La boisson devais vraisemblablement lui monter à la tête. « Mes parents ne me comprennent pas, je fugue avec une fille, on se dispute, Oh j'en ai assez !» Elle disait ça d'une façon désinvolte et se moquait presque d'elle-même. « Pourquoi faut il que je soit si compliquée ? Je pouvais pas me trouver un garçon comme toute les autres ? » Son ton ironique se transforma et l'on sentait la colère puis de la tristesse. Soudain elle éclata en sanglots.

Luc la pris dans ses bras.

« Oh toi, tu vas pas mieux toi ! » Il la serra contre lui jusqu'à qui sente les secousses dues aux sanglots s'estomper. Yulia se redressa tant bien que mal et plongea dans le regard de Luc.

« On est fait l'un pour l'autre Luc, on est aussi malheureux l'un que l'autre ! » Elle s'avança et tenta de l'embrasser.

« Que fais-tu Yulia. »

« Je vais t'embrasser ! » Elle s'avança encore.

« Es-tu vraiment sûre ? » Cette fois ci Yulia atteint sa cible, elle posa ses lèvres sur celles de Luc qui lui rendis son baiser. Et ils s'enlacèrent et continuèrent à s'embrasser de plus belle. Soudain Yulia se releva et regarda Luc d'un regards intense.

« Fais moi l'amour Luc ! Je veux savoir ce que cela fait, je n'ai jamais couché avec un homme ! » Yulia, comme fanatisée, s'empressa de déboutonner la chemise de son supérieur et découvrit son torse viril, ils s'embrassaient et Luc profita de ce moment intense pour dévêtir la jeune fille, celle-ci dépourvue de t-shirt tira Luc par sa cravate à moitié dénouée et l'attira dans la chambre qu'elle avait aperçu quelques mètres plus loin.

Le lendemain, Yulia se réveilla aux côtés de Luc toute étourdie, sa tête était lourde et elle avait mal dormit. Soudain elle se remémora ce qui s'était passé la veille et eut un sursaut. Elle avait bel et bien commis l'irréparable :J'ai couché avec mon patron ! ; Comment ais-je pus ? Elle fut gênée soudainement de sa nudité, Luc dormait encore, il bougeait faiblement sa paupière droite; il rêvait.

Elle profita de son sommeil pour se lever, elle ramassa les habits qui se trouvaient parterre (ceux qu'elle avait joyeusement retirés, en les lançant dans toute la pièce dans le feu de l'action), elle tenta une évasion mais la porte était verrouillée, elle entreprit donc de chercher les clefs en vain dans toute l'immense maison.

Lena, elle aussi avait mal dormit, elle s'était décidée à aller se coucher vers 1h30 du matin, elle était crevée et anxieuse :Où avait bien pu dormir Yulia ? Quand l'heure fut arrivée elle due se rendre à l'évidence et aller au travail, avec un peu de chance Yulia s'y trouverais. Elle reprit les habits qu'elle avait mis la veille, ils se trouvaient sur sa chaise, un jean bleu (tout ce qui a de plus ordinaire ) et un pull rouge.

Yulia commença à paniquer, elle ne trouvait pas les clefs et elle entendait Luc s'agiter, il n'allais pas tarder à se lever. Elle secoua la couverture du canapé, poussa les cousins, toujours rien, d'un coup, elle heurta de son pied un objet qui fit un bruit métallique. Yes ! Je les ai ces putain d'clefs ! Elle s'empressa de gagner la porte et en moins de deux, elle fut libre. Elle était déboussolée et ne savait que faire, elle ne voulait ni revoir Luc, ni Lena à qui elle devait rendre des comptes. Elle prit malgré tout, à pied, la direction du Twister.

Lena, malgré son manque de moyen de transport, était arrivée la première. N'ayant pas les clefs, elle attendit patiemment l'arrivée de Dasha, elle ne pouvait s'empêcher de penser à Yulia. Dasha ne fut pas long, il ouvrit l'établissement et fit entrer sa collègue. Lena se confia à lui. N'étant pas dans la confidence pour sa liaison avec Yulia, il fut un peu choqué et aussi intérieurement triste car il voyait en Lena une petite amie potentielle. Il surmonta ses sentiment et essaya de la consoler, il savait que Yulia était partit la veille avec Luc et il hésita avant de lui dire. Lena prit la chose pas trop mal, elle faisait tout de même confiance à Yulia.

Luc arriva, il avait l'air de s'être habillé à la hâte, quand Lena l'avait aperçu la grosse berline, elle s'attendait à en voir surgir Yulia, mais sa tristesse fut énorme quand elle se rendit compte que Luc la cherchait aussi.

Yulia n'était pas loin, d'ailleurs elle observait la scène du coin de la rue, elle voulait récupérer sa voiture, elle avait qu'une envie, partir d'ici à tout prix.

« Vous avez vu Yulia, » Avait-il lancé.

Lena ne put répondre car l'émotion était trop intense, elle pensait à ce qu'il adviendrait d'elle ; à 18 ans (bientôt 19), à 150km de la ville où était sa famille, sans moyen de transport et surtout sans sa Yulia.

« Elle n'a pas pu partir très loin sa voiture est dans le garage ! » Avait répondu Dasha qui voyant la détresse de Lena, s'était empressé de prendre la situation en main.

« Bon, alors elle va revenir. »

Luc paraissait en colère, il n'avait pas trop apprécié la disparition soudaine de Yulia, il commençait à croire que celle-ci s'était servie de lui.

« Allez c'est pas tout mais, j'ai un commerce à faire tourner moi, alors on va se passer de son aide et au boulot... Et toi Lena, si tu veux, je t'accorde la matinée, si tu te sens pas d'attaque mais pas plus!» Dit il.

« Je rentre chez moi, ça se trouve, elle est déjà là bas, je vais prendre la voiture ! »

« Ok, on se retrouve à 14h et n'oublie pas ! Avec ou sans Yulia sinon, je sais qu'il y a beaucoup de jeunes filles qui aimeraient avoir ta place ! »

Lena se rendit au garage et démarra la voiture de Yulia, elle partit en direction de leur appartement. Yulia qui avait entendu la conversation, demeura là, au coin de la rue, devant un pressing, sans rien faire, elle avait vu le regard de Luc, s'était rendu compte de la tristesse que sa disparition inspirait à Lena. C'en était trop, malgré sa force, elle se laissa aller à penser :J'essaie d'oublier mais je n'y parviens pas, chaque moment passé, chaque trace de ce passé, ne s'efface pas je n'ai rien oublié. Je sais que ce n'est qu'un rêve auquel je suis accrochée. Elle se ressaisit et prit la direction du Twister. Quoiqu'il en soit je n'peux t'oublier. Même les yeux fermés, mes larmes on coulées. J'espérais peut être l'impossible. Je sais que j'ai mal agi. Arrivée devant l'établissement, son cour battait très fort à l'idée de croiser le regard de Luc, mais elle entra quand même.

Le bar n'était pas tellement plein, seul les habitués venaient prendre leur café matinal, elle aperçu Dasha de loin qui essuyait une table, elle entreprit d'aller à sa rencontre.

« Dasha! »

« Oh! Yulia ? Mais cela fait un moment qu'on te cherche, où t'était passée ? »

« J'ai eu un petit problème mais rien de grave, tu sais où je peux trouver Luc ? »

« Certainement, il est dans son bureau comme d'hab, mais je doute qu'il soit de très bonne humeur ! tu nous a fait peur tu sais »

« Oui j'en suis désolée, merci ! »

Et elle partit en direction du bureau, le stress augmentait et elle sentait une boule dans son ventre. Elle espérait qu'il ne lui en veuille pas trop. Elle toqua à la porte, une voix retentit, c'était celle de Luc, elle était grave et un peu enrouée. Elle se décida enfin à rentrer.

« Euh, salut » Dit-elle timidement.

« Quoi Yulia ! Mais qu'est-ce qui t'es arrivé ? Pourquoi t'es partit comme une sauvage ? »

« Euh, en fait, j'ai réfléchit et je pense que hier. »

« Si tu fais allusion à ce qui s'est passé hier entre nous, je comprends que tu soit un peu déboussolée! Moi même, je me suis rendus compte que tardivement. »

« Oui, c'est ça, tu sais j'aime Lena malgré tout et je ne veux pas m'éloigner d'elle ! »

« Je comprend, mais je veux que tu réalises que tu as été un peu inconsciente, on a beaucoup bu hier et tu as eu de la chance de tomber sur un mec comme moi. »

« Oui je vois, je voulais juste venir me faire pardonner, je suis partit sans te prévenir, j'aurais pas du. Je m'excuse sincèrement et je voulais te remercier, tu as été plus que prévenant avec moi. »

« C'est rien, la soirée a juste un peu dérapée. C'est tout, vaux mieux que cela ne se reproduise plus, il faut que tu te réconcilie avec Lena, je ne veux pas deux serveuses en froid. »

« Je pense que tu as raison, mais. Pour hier. »

« T'inquiètes, je serai muet comme une tombe, tu es une gentille fille et je pense que tu comprends qu'a mon âge on peu avoir des aventures de ce genre sans forcement. ! »

« Je vois ce que tu veux dire, merci Luc »

« Elle est rentrée chez vous, moi à ta place j'irai lui parler, je te donne la matinée de congé. »

« Merci, je serai là à 13h59 tapante ! »

Elle lui sourit et sortit du bureau, soulagée, elle avait arrangé une partie de ses ennuis, il lui restait maintenant le plus dur, regarder Lena dans les yeux. Très mal agi, je ne mérite pas ton pardon ma petite Lena. Le temps était gris et Yulia redoutait qu'il se mette à pleuvoir, elle longeait le trottoir faisant bien attention de ne pas bousculer les nombreuses personnes qu'elle croisait. Il vont au travail, eux au moins, ils ont un but et pas de soucis. Se disait-elle. Elle se demandait si il fallait qu'elle avoue sa nuit avec Luc ou si il fallait qu'elle garde cela pour elle. Vaut mieux pas lui dire, ça n'arrangerai pas les choses en plus Luc ne dira rien. Je sais c'est lâche, mais je n'peux pas, ça serait trop dur pour notre amour.

Déjà un demi-heure qu'elle marchait, elle se disait qu'elle n'attendrait jamais la maison vivante. Et, elle finit par arriver, les rideaux des fenêtres étaient tirés, elle redouta un instant que Lena ne s'y trouva pas. Elle arriva devant le perron et se demanda si il fallait qu'elle frappe. Trop tard, son poing, sans qu'elle s'en rende compte avait heurté la porte de leur appartement. Un court moment s'écoula et enfin Lena apparut à ses yeux, l'émotion fut tellement intense qu'un instant aucune des deux ne dirent de mots.

Et Yulia se décida à sortir la phrase qu'elle avait ruminé tout au long du trajet, mais ce fut plus dur que ce qu'elle avait prévue :

« Euh. Lena. Je. Je suis revenue, je ne peux pas tenir sans toi. Je. »

Voyant la détresse de Yulia, Lena l'invita à rentrer et se sentant horriblement coupable voulue prendre la parole, après tout selon elle, s'était à elle de s'excuser, s'était son erreur avec Sergueï qu'elle devait justifier et elle devait saisir l'énorme chance qui s'offrait à elle : la présence de Yulia.

« Oh. Yulia, si tu savais comme je m'en veux de ne pas t'avoir raconté ça plus tôt, je suis désolée, je ne te mérite pas, je ne veux pas te perdre et je suis prête à tout. »

« Euh. Lena. je suis si heureuse, je te pardonne, tu sais on peut tous faire des erreurs, je te comprends et après tout, c'est du passé, quoiqu'il en soit, je ne peux t'oublier et je ne peut me séparer de toi. »

Sur ces mots, les larmes qui avaient montées aux yeux des filles, coulèrent comme elles n'avaient jamais coulées, elles se prirent dans les bras tout en continuant à se dire malgré les sanglots, qu'elles s'aimaient et qu'elles s'en voulaient pour tout ce qui s'était passé. Une fois calmée les deux jeunes filles s'embrassèrent, elles avait tellement attendue ce moment là que, leurs sourires avait du mal à s'effacer et elles s'embrassaient donc le sourire aux lèvres.

Il fallait qu'elles arrêtent de pleurer, un simple mot de pardon ou de remerciement les faisaient aussitôt sombrer dans un océan de larmes alors Yulia eut l'idée de détendre l'atmosphère :

« Hum, hum. Alors qu'est ce que t'as fais pendant mon absence ? »

« Eh bien, comme tu peut le constater, j'ai rien fais, j'ai même pas manger. »

« Même pas. Fallait pas. »

Et malgré toute attentes, elles se remirent à pleurer.

« Fallait pas. »

Et enfin au bout d'un moment, malgré les larmes qu'elles voulaient déverser, rien ne coulait, (et oui faut bien que ça s'arrête un jour.) Après s'être dit combien elles s'aimaient et s'être consolées mutuellement, l'heure fut celle d'aller travailler. Elles furent donc ravies d'y aller ensembles et en voiture, car Yulia avait les pieds en compote. Cette fois-ci, il pleuvait et heureusement le pare brise les protégeait. Elles finirent par arriver au Twister et furent accueillies à bras ouverts par Dasha qui était au bar. Ce fut ensuite le cas de Luc, dès qu'il sortit de son bureau.

« Ah, ça fait plaisir de vous voir ainsi, il y avait tellement de temps que je n'avait pas vus ces de beau sourires que je les avais oubliés. » Avait dit Luc très heureux de revoir ses jeunes serveuses.

Yulia regarda son patron avec une expression de remerciement, cet homme était vraiment un ami. Et elles furent tellement heureuses d'être ensembles qu'elles accomplirent leurs tâches avec succès, ce qui réjouit encore plus Luc. Jamais plus elles ne recroisèrent les potes de Sergueï, tant mieux, elles n'entendirent plus parler d'eux et comme ça les vieux souvenir restèrent à leurs places, c'est à dire : oubliés.

Le soir, elles furent heureuses de rentrer chez elles, un peu fatiguées, mais elles avaient tellement envie l'une de l'autre que à peine furent-elles sorties de la voiture, elles s'étaient déjà embrassées. Lena dut quitter un instant les lèvres de Yulia pour ouvrir la porte qui était fermée à clef, elles étaient impatientes et incontrôlables, irrésistiblement attirées l'une vers l'autre.

A peine était-elles à l'intérieur, que Yulia ota le chemisier de Lena. Elles se dévoraient des yeux mutuellement et éprouvaient les mêmes sentiments, les mêmes pensée, elles étaient vraiment faites l'une pour l'autre. L'empressement pouvait se lire sur leurs visages, elles ne s'étaient dit aucun mots depuis leur arrivée et demeuraient comme des bêtes assoiffée de chairs fraîches, Lena autant que Yulia, leur amour était tellement immense que l'on ne pouvait pas leur en vouloir.

Contrairement à d'habitude, elles ne prirent pas la peine d'aller sur le lit, elles laissèrent exploser leurs émotions sur la moquette, au beau milieu de leur appartement, elles étaient nues et se dévoraient mutuellement, un instant l'on se crut dans un film à tendance pornographique, leurs attitudes n'étaient plus celles des jeunes filles timides de leurs sentiments mais, deux amantes brûlantes de ne faire qu'une, de partager tout, jusqu'à l'extrême, c'est pour cela que l'on pu entendre des gémissements, d'abord étouffés, puis de plus en plus prononcés, jamais elles n'avaient vécues une telle étreinte, jamais aussi torride et elle dura, elle dura encore longtemps, toute la nuit si il le fallait, aucune des deux voulait lâcher l'autre, l'excitation était à son comble.

Jusqu'à qu'elles se trouvent à cours d'esprit et déchirées par la fatigue, seulement là elles se levèrent, se contemplèrent, un instant, elles eurent honte de leurs attitudes digne d'un pêché capital : La luxure. Mais leurs regards candides et innocents les rassura et elles se rendirent compte que ça y était, elle avait connue dans leur vie, un amour si fort, qu'il était indestructible, même les douleurs les plus troublantes ne leurs arracheraient pas cette complicité infinie, cette complexité de sentiments que l'on appelle : Amour.

Après cette immense échange de sens qui leurs avait coûtés toutes leurs forces, un petit bain s'imposait être le bienvenu, elles se dirigèrent donc ensemble dans la seconde pièce, si étroite qu'elles ne pouvaient y accéder seulement l'une derrière l'autre. Elles échangèrent donc leurs premières paroles :

« Oh Lena je te désirerai jusqu'à la fin de mes jours, mon corps ainsi que mon esprit ne peuvent vivre sans toi. »

« Yulia, si tu savait, j'aimerais que l'on soit tout le temps comme ça, c'est trop bon. »

Et les voilà de nouveau enlacées, (décidément ce soir elles ont le feu !)* Ce fut les seules paroles de la soirée, après ce bain mouvementé, le temps fut lui celui de dormir et elles se résignèrent enfin à arrêter leurs cochonneries, (oup's pardon)* étreintes et finirent bras dans les bras sous une tonne de couverture, bien au chaud. Le lendemain elles travaillaient et il ne fallait pas y arriver avec des énormes cernes.

Note de l'éditeur: les commentaires entre parenthèses sont du fait de l'auteur.

 

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